Publié dans Auto édition, Service presse

Tous les jours, elle boitait par Mélinda Schilge

« Jeanne n’est pas une jeune femme comme les autres. Nous sommes à Paris pendant les années folles. Elle aime les automobiles et autres mécaniques du moment, le cinéma, cet art mineur qui perce encore difficilement – alors que son père est peintre. Une fois en âge de se marier, elle s’intéresse peu aux hommes contrairement à ses amies et en vient à se demander si elle saura aimer. De plus, elle vient de se découvrir une famille en Alsace qui parle une langue que l’on pourrait confondre avec de l’allemand, alors que cette région est censée être heureuse de retourner dans le giron français.
Touchée par les violences extrémistes de l’entre-deux guerres, comment va-t-elle concilier ses balbutiements dans une vie conjugale avec des convictions qui la mettent en porte-à-faux avec sa famille, et sa mère en particulier ? »

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Le livre se déroule entre les 2 Guerres, dans une correspondance entre deux cousines. Je vous avoue que ce n’est pas une époque que j’affectionne particulièrement, après le livre en soi fut touchante, c’est aussi très historique comme livre.

Au fil de ce récit, on y découvre Jeanne, elle n’est pas comme toutes les jeunes femmes de son époque, elle ne rêve pas mariage mais plutôt des univers artistiques et automobiles. Elle aime tout ce qui peut l’éloigner de ce monde mondain en réalité.

Même si le mariage n’est pas sa priorité, elle finira par y céder sans pour autant être sous la coupe de son mari. Jeanne est libre de ses mouvements. Dans cet échange de courrier on comprend que l’Alsace libéré des Allemands peine à retrouver ses marques en France.

Pendant ces années d’insouciance on a vent d’un mouvement politique qui fait de plus en plus d’adeptes, se propage telle une trainée de poudre. Nos protagonistes devront composer avec cela pour survivre au pire.

Ce n’est pas le genre de livre, car l’époque n’est pas ma préférée, mais j’ai apprécié découvrir cette œuvre. J’ai adoré la finesse de la couverture, je la trouve très poétique et délicate pour exprimer cette période ambiguë.

Ps : Merci à l’auteur pour cette découverte

Aurevy